Il existe aujourd’hui 4 types de cryptologie différentes :
| Texte clair | A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Texte chiffré | P | X | E | H | Y | Z | R | K | C | W | J | I | A | U | D | G | L | Q | M | N | T | S | F | V | B | O |
Le premier texte chiffré l’a été en Irak au XVIe s. av J-C, par un potier, en supprimant et en changeant l’orthographe des mots pour cacher sa recette secrète.
Les premiers systèmes de cryptographie ont été inventés au IIe s. av J-C
150 av J-C : 1ere méthode homophonique. C'est le carré de Polybe, un système de transmission basé sur un carré de 25 cases (v=w ou i=j) Chaque lettre peut être ainsi représentée par un groupe de deux chiffres : celui de sa ligne et celui de sa colonne.
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | |
| 1 | A | B | C | D | E |
| 2 | F | G | H | I,J | K |
| 3 | L | M | N | O | P |
| 4 | Q | R | S | T | U |
| 5 | V | W | X | Y | Z |
1er s. av J-C 1ere méthode mono alphabétique : code de César
On décale l’ordre des lettres d’un chiffre n (la clé)
Si n=3 a=d b=e … z=c
1379 : Gabriele de Lavinde, secrétaire du pape, écrit un recueil de codes et de clés appelé nomenclateur. Ce dictionnaire permet de crypter des mots ou des syllabes courants et sera utilisé pendant plusieurs siècles par les diplomates européens et américains. C’est le 1er recueil européen. Fais correspondre chaque lettre à un chiffre ou un symbole.
1412 : Les connaissances de la civilisation arabe dans le domaine de la cryptologie sont exposées dans Subh al-a sha, une encyclopédie en 14 volumes écrite par l'Égyptien al-Qalqashandi. => Cryptographie utilisé partout autour de la méditerrané
1467 : Alberti présente pour la première fois le chiffrement d’un texte déjà chiffré une première fois, technique qui ne sera réellement utilisée que plusieurs siècles plus tard. Exemple : Clé n°1 => 3 et Clé n°2 => 1 Dans ce cas A =>D=>E donc A=>E
1553 : Polygraphiæ écrit par Trithème, est le premier livre imprimé traitant de cryptologie. Un procédé sténographique consistant à remplacer chaque lettre du texte en clair par un groupe de mots, le texte crypté ressemblant alors à un poème. Technique connue sous le nom de chiffre de Vigenère.
1563 : L'italien Giambattista della Porta expose dans son livre De Furtivis Literarum Notis, vulgo de ziferis les connaissances en cryptologie connues jusqu'à cette époque. Il expose une technique de substitution diagrammatique consistant à remplacer chaque couple de lettres du texte en clair par un symbole et présente un procédé de chiffrement par substitution poly alphabétique utilisant 11 alphabets différents qui restera efficace pendant 3 siècles.
1586 : le diplomate français Blaise de Vigenère présente dans son livre Traité des chiffres ou secrètes manières d'escrire une technique de chiffrement par substitution poly alphabétique inspirée de celle de Trithème. Le chiffrement de Vigenère ne sera décrypté qu'en 1854. =>ces deux méthodes anciennes ont été très sur (3 siècles pour les découvrir)
1623 : Dans son livre De dignitate et augmentis scientiarum, Francis Bacon expose une technique sténographique qui consiste à représenter chaque lettre du texte en clair par un groupe de 5 lettres A ou B. Le texte crypté résultant est ainsi constitué d'une succession de ces deux lettres. Ce qui en fait l’ancêtre du langage binaire. Exemple A=>AAAAA B=>AAAAB
1883 : Le hollandais Auguste Kerckhoffs publie un livre sur la cryptologie La cryptographie militaire. Il y expose notamment quelques règles à respecter pour concevoir un bon système de cryptologie, toujours valables actuellement, dont la principale est la suivante : la sécurité d'un système ne doit pas reposer sur le secret de la méthode de cryptage Par exemple la méthode RSA n’est pas un secret.
Lettre1 =>Tableau de connexion=>rotor=>rotor=>rotor=>réflecteur
Lettre2 <= <= <= <= <=
Tableau de connexion :
On échange une lettre de l’alphabet avec une autre a=>d b=>s …
Les rotors (de 3 à 6) :
Même principe mais le rotor se décale à chaque lettre tapée.
Une fois que le 1er rotor a finit sa rotation (24 rotations, soit une par lettre) il enchaîne avec le 2ème rotor et ainsi de suite.
Réflecteur :
Même principe que le tableau de connexion.
Retour : Le signal suit le même chemin qu’à l’aller dans le sens retour. Une fois arrivé au tableau de connexion il donne la nouvelle lettre.
Au total il y a 1016 possibilités de permutations. Toutes les machines utilisaient les mêmes permutations de rotors et de réflecteurs. Ce qui permettait de pouvoir décrypter les messages secrets.
Point faible : Une lettre n’est jamais codée par elle-même. On ne peut pas non plus commencer par des phrases déjà connues des personnes qui veulent décrypter le message.
Si la machine Enigma est la plus connue, le code Lorenz a conduit à des retombées encore plus importantes aujourd'hui. Ce code était utilisé par la haute hiérarchie allemande pour sécuriser les communications des dirigeants. En considérant que A est le texte clair, B est la clef, le message chiffré A' = A + B Si deux messages sont chiffrés avec la même clef, A' = A + B et C' = C + B, il suffit de faire l'addition des deux textes chiffrés pour éliminer la clef !
A' + C' = (A + B) + (C + B) = (A + C) + (B + B) = A + C puisque B + B = 0.
Création de Colossus (1er ordinateur) pour déchiffrer le code Lorenz
Bien que les moyens de chiffrements électromécaniques, tels que la machine Enigma, aient prouvé leur efficacité en termes de sécurité, ils n'en restent pas moins encombrants et lents car nécessitant une double saisie des messages. Ces deux inconvénients majeurs rendant ce procédé quasiment inexploitable en milieu hostile, ils poussèrent les Américains à chercher un moyen de chiffrement assurant une communication efficace sur le terrain lors de la guerre qui les opposa aux Japonais.
Ce procédé fut imaginé par l'ingénieur américain Philip Johnston. Ce dernier ayant grandi dans les réserves navajos, il eut l'idée d'utiliser leur langue comme procédé cryptographique. La méconnaissance quasi totale de cette langue ainsi que sa construction grammaticale très particulière, la rendant impénétrable aux étrangers, décidèrent de son utilisation.
Cependant un problème majeur demeurait : les mots usuels employés par l'armée n'existaient pas dans la langue navajo. Il fut donc décidé de trouver une correspondance entre des mots navajos et le dialecte militaire. Cette table de correspondance fut établie par association d'idées afin de la rendre plus facilement mémorisable. Le terme « bombardier » fut par exemple traduit par « buse » alors que les « bombes » larguées par ces engins devenaient des « œufs » dans la langue navajo.
Voilà comment les Parleurs-De-Codes (Windtalkers) navajos prirent part à la campagne du Pacifique. Leur bravoure au combat fut reconnue de manière officielle par le gouvernement américain lorsqu'il leur dédia, en 1982, la journée du 14 août.
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